Il existe des lieux où le temps ne s'écoule pas comme notre conscience voudrait l'entendre, des terres inversées où le sombre tient place du clair, où l'eau remonte les rivières, des royaumes
damnés où les minutes sont des siècles, les secondes des années, les flaques y deviennent lacs et les talus s'érigent en montagnes.
S'y perdre n'est pourtant pas désagréable, cette sensation de ne plus être, de n'exister que sommairement. Marcher sans but dans la lumière d'un soleil noir, battu par les vents du nord, sous les
pluies crasses dans les marais sombres et voraces.
Jusqu'à la morsure. Cinglante blessure dans la nuit glaciale d'une forêt hivernale. Pas de cri déchirant, juste un hurlement sous la lune, puis plus rien, plus de douleurs inopportunes. Je
cherche dans mes souvenirs mais rien ne vient mis à part cette musique entêtante, le prolongement obscur de rêves étranglés. Je scrute dans le brouillard, me dirige vers le néant, le vide
s'accroche à mes pensées mais tout derrière moi reste ombres figées, albâtre inanimé.
En Argoat je me réveille sans stigmates, sans ecchymoses. Ce matin de mai, en ouvrant ce carnet, je découvre ces traits, fantômes gris, revenants noirs, qui transforment et modifie la feuille
blanche et je revis.
Par marlaw
2
-
Recommander
Du plafond trop bas pend une vieille ampoule. Elle s’allume, s’éteint, se rallume au rythme du
cliquetis métallique des lourdes chaines qui s’entrechoquent. Entre les ombres qui dansent et s’agitent sur les murs, la silhouette se fraie un chemin. Les crochets de fers sont encore vides mais
il vient seulement d’arriver. Il aime passer son temps dans cette cave étroite, sombre et humide, s’abandonnant à ses expériences souterraines. Le temps se fige et il ne connaît ni le jour ni la
nuit, ici il est enfin tranquille, à l’ abri du tumulte excessif de la rue et des tracas de la vie. Il peut se mettre à l’ouvrage. Il se prépare consciencieusement, revêt son tablier panse ses
plaies au visage et prépare le matériel dont il a besoin. l’excitation monte, l'heure arrive enfin.
Ses mains sont sales…
Par marlaw
1
-
Recommander
Par marlaw
0
-
Recommander
C'est heure du grand nettoyage et de la reprise en main pour finir l'été! On astique les outils, on aiguise la chaine et les lames, on fait le plein et les niveaux d'huiles, on arrange, on bricole,
et surtout on garde son calme. Le site
BLASTING DEAD ARTWORK s'est fait le maillot, une nouvelle coupe de douille et s'est étoffé de nouvelles entrées dans
la galerie. Still Hot baby! ca va saigner!
Par marlaw
2
-
Recommander
Mercredi 17 septembre 2008
Un verre de cidre, puis un chouchen ou deux, une galette au beurre salé, un lambic, puis les p'tits lutins, les fées, les dragons, les merveilles et le vent du large arggg! La Bretagne
mystérieuse, ses légendes planquées sous le moindre caillou et son lot de folkore régionaliste, ça fait planer non? Un bon conseil, gardez la tête froide, les yeux bien ouverts et les pieds sur
terre, l'atterrissage peu faire très mal, croyez moi. Alors doucement sur les rêveries, c'est un tout autre cauchemar qui risque de vous réveillez par un beau matin pluvieux, dit-elle en
retournant sa crèpe...
Par marlaw
1
-
Recommander